| Le Mentoring, Une autre démarche d’accompagnement |
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Le mentoring doit son nom au personnage mythologique de Mentor, image du maitre, de l’instructeur qui accompagne un élève et lui prodigue son enseignement.
Le Mentor représente le «Passeur» qui partage son expérience et transmet des compétences acquises au fil du temps. Aujourd’hui, la complexité grandissante de l’environnement économique et un contexte social de plus en plus déshumanisé avec le développement de la technologie, font que ce concept s’est imposé comme mode d’accompagnement, à coté de tous les autres modes, tels le coaching dont le processus apporte depuis longtemps déjà des réponses au mal être des individus, en leur permettant un meilleur épanouissement personnel et professionnel, et continue de prouver tous les jours son efficacité, de par la multiplicité des expériences et des réussites enregistrées. En tant que coach, j’aurais tendance à opposer le mentoring et le coaching, car tout mentoring comporte une certaine proportion de coaching Cependant, le mentor n’est pas un clone du coach. L’essentiel du mentoring est la relation d’échange et d’entraide qui s’établit entre deux partenaires et qui joue dans les deux sens. Le mentoring s’est très largement développé en Amérique du Nord depuis bientôt quatre décennies, ainsi que dans les pays Scandinaves, et depuis peu en France et au Maroc. Enjeux du Mentoring :
Postulats de base : « On est plus forts à deux » Cela signifie mettre en commun ce qu’on sait et bâtir ensemble : dans un binôme, chacun est à la fois celui qui enseigne et celui qui apprend. C’est une dynamique, un flux qui va et qui vient, et qui élargit le savoir et la capacité de tous à partir du capital de savoir et de savoir-faire de chacun. Nature de la relation :
Des points communs avec le coaching: L’un comme l’autre ont montré leur aptitude à répondre aux évolutions de l’économie et de la société. En effet, leur utilité a cru à mesure que les structures des entreprises se modifiaient, s’affaiblissaient parfois, tandis que grandissaient les besoins en formation continue et en accompagnement personnel. L’un comme l’autre comportent une déontologie basée sur l’éthique, le respect, la confidentialité, la pleine responsabilité de la personne accompagnée. ….Mais beaucoup de différences :
Le coaching est orienté en fonction d’un objectif, celui d’aider un individu dans sa démarche professionnelle ou, lorsqu’il s’agit d’une entreprise, de booster la performance et les compétences du personnel avec la motivation première d’atteindre un but précis ou d’améliorer les résultats de l’entreprise. A l’inverse, le mentoring ne se propose pas un objectif de performance immédiat formalisé et à poursuivre pendant une durée déterminée. Il recherche en priorité le mieux être de l’individu, sans afficher d’objectif ou de terme précis.
C’est l’une des plus importantes différences entre coaching et mentoring : ils composent différemment avec la durée. Le coaching s’inscrit dans des projets à terme fixe et en général contractualisé, avec des objectifs précisés et des résultats susceptibles d’être évalués, sinon mesurés. Le coach accomplit une tâche, et la relation avec le coaché se termine dès la fin de cette tâche. A l’inverse, le mentoring qui vise l’établissement d’une relation de confiance voire d’amitié entre mentor et mentee, demande du temps, de la continuité, et de la patience. Ses résultats réels ne seront perceptibles que progressivement. Cela ne veut pas dire que la durée du binôme soit nécessairement très longue. Certains se défont assez vite, tandis que d’autres perdurent et s’épanouissent en dehors de la relation de mentoring.
Le mentor n’est pas rémunéré, tandis que le coach perçoit des honoraires pour sa prestation.
Le coaching est un métier, avec des pré requis pédagogiques et académiques. En revanche, toute personne avec un vécu et une expérience de vie peut être mentor. Au contraire, le mentoring n’est pas un métier. Un mentor répond idéalement aux critères suivants: Sympathique, compréhensif, sur qui on peut compter, consciencieux, bon communicant, prêt à apporter son aide et à donner de son temps, accessible, apte à faire passer un enseignement, ayant une expérience et un savoir faire. Le tandem Mentor/Mentee : La formation d’un tandem se fait suite à un «matching», basé sur un certain nombre de critères, notamment les tempéraments de deux personnes vraisemblablement compatibles, leurs valeurs partagées et la disposition au même degré de l’une et l’autre à s’engager dans la relation et à y investir du temps et de l’énergie. Néanmoins, certaines associations qui paraissent évidentes au départ, s’avèrent inadaptées, tandis que d’autres sur lesquels personne n’aurait parié fonctionnent très bien. Le plus important est que le tandem puisse s’entendre sur une sorte de contrat moral qui scelle la relation, précise les rôles de chacun, définit les modalités des rencontres et indique la fin de la relation. La vie d’un tandem :
Instance de suivi et de pilotage des tandems : Elle veille à ce que les tandems ne se sentent pas abandonnés, sans qu’il soit question de s’immiscer dans leur fonctionnement et d’en compromettre la confidentialité. Le mentoring au MAROC : Depuis novembre 2010, ce concept existe à travers l’Association Réseaux de Femmes pour le Mentoring/Networking (ou Moroccan Women Mentoring). Le MWM se propose d’accompagner les femmes en milieu urbain et en milieu rural dans leur chemin vers l’autonomie et dans l’amélioration de leurs capacités et compétences. L’association met en place le dispositif de mentoring, coordonne ce dernier, forme les binômes (ou tandems), et fait le suivi de ces derniers. Partant de l’expérience marocaine, ainsi que celles en vigueur dans d’autres pays, tels le Danemark, les USA et le Canada, il serait intéressant de constater que cette démarche s’adapte aux réalités des pays où elle est pratiquée, en répondant spécifiquement à diverses problématiques de la société. De manière non exhaustive, au Maroc, c’est l’autonomisation de la femme, du fait que cette dernière représente la moitié de la population, et que sa contribution au développement socio-économique du pays est essentielle ; Au Danemark, c’est celle de la diversité et de l’immigration, et le mentoring y est un outil de meilleure intégration des minorités et d’égalité des chances ; Dans d’autres pays comme les USA, c’est aussi la question sensible des séniors, de plus en plus écartés sous prétexte de vieillissement. Le mentoring leur donne un cadre particulièrement adapté pour continuer à contribuer à l’économie de leur pays. Et puis, au Canada, c’est le Business Mentoring qui prédomine. Démarche et expériences à suivre attentivement … |
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